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Trois astreintes de 1 000 €/jour pour la remise en état d'une prairie agricole artificialisée (TJ Versailles, référé, 13 octobre 2026, RG 25/01643)
Dans une décision du 13 octobre dernier, le Juge civil du Tribunal judiciaire de Versailles a apporté trois enseignements pratiques pour les associations de défense de l'environnement et les communes confrontées à l'artificialisation illicite de zones agricoles. Premièrement, les locataires emphytéotes, même déjà frappés par une ordonnance d'expulsion, peuvent être condamnés en référé à remettre le terrain en état. Deuxièmement, leur responsabilité est engagée solidairement,

Marion Giard
12 oct.


Défrichement illégal : la régularisation ne protège pas d’une condamnation pénale (T.corr. Versailles, 9 sept. 2026, minute n°649)
Un bois avait été partiellement défriché dans la perspective de la création d’un supermarché, finalement abandonné pour y implanter une installation de stockage de déchets inertes, sans autorisation et en méconnaissance du PLU.

Marc Pitti-Ferrandi
7 oct.


Quand la violation d’une injonction de référé civil coûte cher : 300 000 € pour ne pas avoir remis en état une zone agricole illégalement aménagée (CA Versailles, 4 juin 2026, n°RG 25/05115)
Par un arrêt rendu le 4 juin 2026 (n° RG 25/05115), la Cour d'appel de Versailles a confirmé la liquidation de 295 000 € d'astreintes au bénéfice d'une commune dont le terrain agricole avait été illégalement artificialisé par l’enfouissement et le compactage de déchets BTP et matériaux divers, et y a ajouté 5 000 € au titre des frais d’avocat.

Marc Pitti-Ferrandi
1 sept.


Site Natura 2000 aménagé illégalement : le Maire a l'obligation de dresser un procès-verbal même lorsque la remise en état est intervenue au jour du jugement (TA Poitiers, 25 juin 2026, n°2401080)
Le TA de Poitiers annule le refus d’un maire de constater des infractions sur un site Natura 2000 et lui enjoint d’agir. TerraNostra.

Marion Giard
1 juil.


Occupation illégale du domaine public routier : des "raisons de simple convenance administrative" ne peuvent motiver le refus d'agir du Maire (TA Versailles, 24 mars 2026, n°2304122)
Un promoteur immobilier avait réalisé de nombreux travaux sans autorisation dans un lotissement résidentiel : suppression des plantations, démolition de murs en pierre protégés, édification de clôture sans déclaration préalable, changement de destination d’une grange en logement sans permis de construire, et création d’un parc de stationnement empiétant sur la voirie communale. Le collectif de riverains a obtenu du tribunal administratif qu’il ordonne au Maire de faire consta

Marc Pitti-Ferrandi
3 mai
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